Let's Go

Let's Go
Sources: punkfiction.propagande.org

Année: 1994
Durée: 44 minutes
Label : Epitaph Records

01. Nihilism
02. Radio
03. Side Kick
04. Salvation
05. Tenderloin
06. Let's Go
07. As One
08. Burn
09. The Ballad of Jimmy & Johnny
10. Gunshot
11. I am the One
12. Gave it Away
13. Ghetto Box
14. Harry Bridges
15. Black & Blue
16. St Mary
17. Dope Sick Girl
18. International Cover-Up
19. Solidarity
20. Midnight
21. Motorcycle Ride
22. Name
23. 7 Years Down

Nous sommes en 1994, une année ou Skyrock portait encore bien son nom, ou la génération X était bouleversée un sombre matin d'avril en apprenant la mort de son ange blond, ou l'improbable "Smash" de The Offspring explosait tous les records de vente chez un label indépendant et ou le raz-de-marée "Dookie" révélait Green Day a grands coups de "Basket Case". Les éleves avaient désormais (commercialement) dépassé les maitres Bad Religion et NOFX et dans leur sillage se dressaient les cretes de quatre punks sur qui on n'aurait pas misé un copeck: Rancid. Let's Go...

Un poing brandi sur la pochette qui en dit long sur les intentions du groupe californien. Leur premier album éponyme avait posé les bases de ce que serait Rancid, un groupe de punk dur et pur entre rage viscérale et mélodies "clashiennes": le renouveau du street-punk. Car c'est bien de la rue que viennent nos lascars. Enfants prodiges du punk avec leur premier groupe éphémere devenu culte, Operation Ivy, Tim Armstrong et Matt Freeman ont zoné et galéré, Freeman sauvant meme la vie d'Armstrong lorsque celui-ci dérivait d'addictions en addictions. Rejoints par Brett Reed en 1992 pour dégainer leur premier effort, les trois compères rameutent un autre survivant, ni plus ni moins qu'un membre des mythiques anglais UK Subs: le danois Lars Frederiksen. Viré des Subs pour n'etre depuis quelques temps qu'une larve accro a l'alcool, on devine que le bonhomme va bien s'intégrer...

Voila donc formés les Rancid tels qu'on les connait! Meme si Lars ne chante en lead que sur "St Mary" et que la quasi-intégralité de l'album a été composée par la paire Tim/Matt, on retrouve la classe du groupe sur des titres comme "Nihilism", le morceau d'ouverture, ou "Salvation". Toujours ce savant mélange de punk et mélodie tout en restant brut de décoffrage, des voix atypiques et un songwriting autobiographique, a l'exemple du tube de l'album, "Radio". Co-écrite par les Armstrong (Tim donc et Billie Joe de Green Day), on tient la un véritable hymne d'amour a la musique, une référence aux Clash (influence plus que notable chez Tim) et a l'alcoolisme du pere simplement abordé, sans tomber dans un cliché émotionnel. Quatre accords et envoyez! Le morceau sert encore au groupe a cloturer ses concerts.

Musicalement on découvre un peu plus la classe de Matt Freeman avec ses lignes venues d'ailleurs ("Midnight") que tout bassiste essaie de reproduire en se tordant les phalanges. C'est qu'il sait le manier, son gros manche... La démarche premiere semble etre la sincérité, pas d'artifices utilisés, une production tres brute mais pas simpliste, et des voix qui s'autorisent a dérailler. On met les potards a fond et on balance la sauce pendant deux minutes environ, car pour arriver aux 45 minutes de chansons, Rancid a quand meme posé 23 titres sur "Let's Go", ce qui peut le rendre indigeste ou répétitif pour les plus récalcitrants, ou trop rare dans le milieu, pour les fans. Mais comment ne pas se réjouir de pépites comme "Tenderloin" et sa ligne de basse gargantuesque, "Ghetto Box" et ses chants dans tous les sens, l'intro en clair (rappelant un peu "Radio") de "The Ballad of Johnny & Jimmy" ou "Dope Sick Girl" et son riff tout con et trippant.

Bien malin qui aurait pu prévoir le succes d'un tel album a sa sortie. Bien aidés par les succes monumentaux de Green Day et The Offspring, Rancid va fourguer 1 million de "Let's Go" l'année de sa sortie, mais rester le seul groupe de la bande a conserver une éthique punk et l'estime de l'underground, tout en étant reconnu dans le monde entier. Allez, le parfait "7 Years Down" acheve cet album en démontrant encore une fois toute la classe de ces nouveaux héros de la rue.

Rancid a désormais son line-up définitif. Les quatre gaillards sont serrés comme les doigts du poing de la pochette (Gurewitz, boss d'Epitaph servirait de pouce?), prets à se battre contre les obstacles de leurs vies tourmentées tout en brandissant leurs avis au travers de leurs chansons. Le groupe n'aurait pas pu choisir meilleure pochette, illustration parfaite de ce qu'était, ce qu'est et ce que sera Rancid. Et ce n'est pas l'incroyable "...And Out Come The Wolves" qui sortira un an apres qui tendrait a faire dire le contraire! Un seul mot d'ordre: Let's Go!

Note: 17/20

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:22

Rancid 93

Rancid 93
Sources: punkfiction.propagande.org

Année: 1993
Durée: 34 minutes
Label: Epitaph Records

01. Adina
02. Hyena
03. Detroit
04. Rats in the Hallway
05. Another Night
06. Animosity
07. Outta my Mind
08. Whirlwind
09. Rejected
10. Injury
11. The Bottle
12. Trenches
13. Holiday Sunrise
14. Unwritten Rules
15. Union Blood
16. Get out of my Way

En 1993, apres avoir sorti un EP 5 titres (qui a attiré l'attention de Brett Gurewitz, patron du label Epitaph), Rancid passe aux choses sérieuses en enregistrant son premier album sobrement intitulé "Rancid". Le groupe est alors composé de Tim Armstrong, Matt Freeman et Brett Reed. Et oui! Le fameux guitariste, Lars Frederiksen, ne fera son apparition qu'en 1994, pour leur deuxieme album "Let's Go"... Ce premier album sort sur Epitaph, label ou ils ont sorti la plupart de leurs albums, hormis les deux derniers qui sont sortis sur Hellcat (label fondé par Tim Armstrong).

Alors, concretement, que dire de cet album? Et bien, mes chers amis, je commencerais par dire que pour un premier album, c'est une vraie tuerie! Je m'explique: cet album éponyme est un savant mélange de punk mélodique, de hardcore et de punk britannique. Les 16 titres présents sur la galette témoignent des influences du groupe: on sent l'amour porté a la vague punk anglaise par le chant légerement rocailleux d'Armstrong, posé a l'arrache sur les rythmes rapides du combo. Les ch½urs sont tres présents sur cet album, ce qui donne un aspect chaleureux a l'ensemble du disque. En fait c'est un disque tres festif, on sent vraiment le plaisir qu'a du prendre le groupe a faire ce disque! Fait rare, il n'a pratiquement pas pris une ride une dizaine d'année après sa sortie, ce qui démontre la qualité et la cohérence de l'ensemble...

La plupart des morceaux sont relativement courts, rapides et accrocheurs sans tomber toutefois dans le style agressif. Pour se faire une idée, l'écoute de "Detroit", "Trenches" ou "Union Blood" est vivement conseillée! Les refrains rentrent dans la tete des la premiere écoute et ne vous quittent plus ensuite... On comprend pourquoi Rancid est une des tetes de proue du punk américain car le talent est vraiment au rendez-vous. Comme je l'ai dit plus haut, le groupe alterne les styles et passe du punk-rock ("Hyena", "Rats in the Hallway", "The Bottle") a des titres plus rapides comme "Rejected". Notons aussi la présence de morceaux plus lent comme "Union Blood" ou "Trenches" mais tout aussi accrocheurs car décidément tres mélodiques et entrainants... Cette diversité fait de cette galette un album tres riche, qui ne lasse pas au bout de quelques écoutes.

Les paroles semblent etre issues des expériences passées des membres du groupe (la plupart des paroles utilisent la 1ere personne) et de leur facon de voir la vie (sur "Hyena" par exemple), de faits divers sanglants comme sur "Union Blood" qui traite d'une bavure policiere. Mais le theme dominant semble etre la vie dans la rue, les combats quotidiens... Tim évoque meme son alcoolisme dans "The Bottle". Bref, il ne s'agit pas la de paroles d'un groupe immature évoquant ses premiers exploits sexuels avec une planche de skate, mais plutot d'hymnes sur une réalité parfois difficile mais riche en expériences...

Ce premier essai est donc réussi. Il pose les bases de ce que deviendra Rancid par la suite et prouve en 16 titres que le punk-rock n'est pas mort! Mais si cet album éponyme possede de nombreux atouts et démontre tout le talent d'un groupe comme Rancid, meme a leurs débuts, il reste néanmoins un point négatif: l'absence flagrante de "classiques" de la trempe de "Bloodclot" ou de "Time Bomb". En effet, malgré l'apparente richesse de l'album aucun morceau ne sort vraiment du lot. De meme certains pourront regretter l'absence de morceaux ska sur cet opus malgré de bon ralentissement de tempo. Mis a part un tres bon "Trenches" ou une bonne rythmique sur "Another Night", on ne peut pas réellement affirmer tenir des "tubes" punk-rock en puissance... C'est que ce qui fait d'ailleurs que cet album n'atteint pas le niveau de "...And Out Come The Wolves" ou de "Let's Go". Bien évidemment il s'agit la d'une évidence, je vous remercie de me le faire remarquer car un groupe ne peut pas etre parfait des le premier album, surtout dans le punk-rock...

Note: 15/20

# Posté le lundi 09 avril 2007 13:47

Rancid

Rancid
Voici une photo récente du groupe avec en bas (de gauche a droite) Tim Armstrong et Lars Frederiksen et en haut (toujours de gauche a droite) le nouveau batteur Branden Steineckert et Matt Freeman...

# Posté le lundi 09 avril 2007 09:39

Brett Reed est remplacé par Branden Steineckert

Brett Reed est remplacé par Branden Steineckert
Le 3 novembre 2006, Brett Reed quitte Rancid et est remplacé par Branden Steineckert, ancien batteur du groupe The Used...


Une petite biographie de Branden au passage...

Branden Steineckert est né le 21 avril 1978 a Polkatello, dans l'Idaho.

Il a commencé a faire de la batterie car son pere en faisait aussi. Ce dernier est mort alors que Branden n'avait que 11 ans. Il a déménagé plus de 20 fois, en restant cependant aux Etats-Unis. Il dit d'ailleurs: "Je n'ai jamais vraiment eu d'amis et je ne suis jamais resté tres longtemps dans la meme école".

Il a intégré The Used a 16 ans et a été présent sur les deux premiers albums studio du groupe. Il a cependant quitté la formation vers la fin de l'année 2006 pour rejoindre le groupe Rancid.

# Posté le mardi 02 janvier 2007 17:45

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:18

Brett Reed

Brett Reed
Brett Reed était le batteur du groupe de punk-rock Rancid de ses débuts jusqu'en novembre 2006.

Brett Reed a eu une enfance dure. Il est né en 1972 dans la pauvreté et il a vécu dans différentes maisons en raison du divorce de ses parents. Il a du travailler dur pour obtenir de l'argent.

Il a joué de la batterie dans le groupe Smog avant de se joindre a Rancid en 1991. Il était, a l'époque, le colocataire de Tim Armstrong.

Il a une influence énorme des Pixies dont il est fan.

Brett Reed aime skater et collectionner des disques (il a une grande collection de disques). Si vous avez vu la vidéo "Hyena" de Rancid, vous pouvez voir Brett Reed entrain de skater...

# Posté le mercredi 23 août 2006 07:13

Modifié le lundi 09 avril 2007 13:08